Assurance Vie ou SCPI : quel est le meilleur investissement pour vous ?

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Naviguer dans le monde de l’investissement peut parfois s’apparenter à un labyrinthe, surtout lorsque l’on doit choisir entre des options aussi attrayantes que l’Assurance Vie et les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI). Chaque solution promet des avantages significatifs, mais leurs mécanismes, fiscalités et niveaux de liquidité diffèrent considérablement. Pour l’investisseur soucieux d’optimiser son patrimoine en 2026, la question n’est plus seulement de savoir quel est le meilleur placement, mais plutôt lequel s’aligne le mieux avec ses objectifs personnels, son profil de risque et son horizon temporel. Ce comparatif explore les subtilités de chaque option, y compris la stratégie innovante consistant à loger des SCPI au sein d’un contrat d’assurance-vie, pour vous offrir les clés d’une décision éclairée et une véritable valeur ajoutée à votre démarche d’investisseur.

En bref : choisir entre SCPI et Assurance Vie pour son patrimoine

  • Les SCPI ont affiché un taux de distribution moyen de 4,91 % en 2025, bien supérieur aux fonds euros des assurances-vie (2,6 %), mais leur fiscalité annuelle directe peut être lourde pour les épargnants fortement imposés.
  • L’Assurance Vie, elle, capitalise les gains sans imposition annuelle et offre une fiscalité avantageuse après 8 ans, ainsi qu’une transmission facilitée, la rendant plus rentable sur le long terme pour des profils à TMI élevé.
  • La « troisième voie », l’investissement en SCPI via l’Assurance Vie, combine le rendement immobilier et une fiscalité différée, améliorant la liquidité et l’accessibilité, mais implique une superposition des frais et un choix de SCPI plus restreint.
  • La liquidité est un point crucial : l’Assurance Vie permet des rachats rapides, tandis que la revente de parts de SCPI en direct peut prendre des mois, voire plus, sur un marché secondaire tendu comme celui de 2026.
  • La transmission de patrimoine est significativement optimisée avec l’Assurance Vie grâce à ses abattements spécifiques par bénéficiaire, un avantage que les SCPI en direct n’offrent pas.
  • Les frais doivent être analysés avec soin : aux frais de souscription et de gestion des SCPI s’ajoutent ceux du contrat d’assurance-vie lorsque les deux sont combinés.
  • Le choix final dépend de votre profil fiscal, de votre besoin de revenus immédiats ou de capitalisation, de votre horizon d’investissement et de vos objectifs de transmission.

Comprendre les fondamentaux : SCPI et Assurance Vie décortiquées

L’univers de l’investissement propose une multitude de véhicules, et parmi les plus populaires auprès des Français figurent les SCPI et l’Assurance Vie. Bien que très différents dans leur fonctionnement, ces deux placements visent à faire fructifier votre épargne. Les SCPI, ou Sociétés Civiles de Placement Immobilier, sont des entités qui collectent des fonds auprès d’investisseurs pour acquérir et gérer un patrimoine immobilier diversifié. Elles peuvent investir dans des bureaux, des commerces, des entrepôts logistiques, ou même des résidences. En achetant des parts, vous devenez indirectement propriétaire d’une fraction de ce parc immobilier sans les contraintes de la gestion locative directe. La société de gestion s’occupe de tout : recherche de locataires, entretien des biens, encaissement des loyers, puis redistribue les revenus sous forme de dividendes, généralement chaque trimestre.

D’un autre côté, l’Assurance Vie est une enveloppe d’épargne gérée par un assureur, offrant une flexibilité notable. Elle peut accueillir différents types de supports d’investissement : les fonds euros, qui garantissent le capital mais proposent un rendement modeste, et les unités de compte (UC), qui sont investies sur les marchés financiers (actions, obligations, immobilier, etc.) et dont le capital n’est pas garanti. Les gains générés au sein d’un contrat d’assurance-vie ne sont imposés qu’au moment d’un retrait, qu’il soit partiel ou total. Cette spécificité en fait un outil de capitalisation privilégié pour de nombreux épargnants.

La distinction fondamentale à saisir réside dans la nature même de la détention de l’immobilier. En investissant directement dans une SCPI, vous détenez juridiquement des parts de la société. Lorsque ces mêmes parts sont logées au sein d’une assurance-vie, elles deviennent des unités de compte du contrat. L’assureur détient alors juridiquement les parts, mais c’est bien l’assuré qui en conserve la valeur économique. Cette différence n’est pas anodine et impacte directement la fiscalité, la liquidité et la transmission de votre patrimoine. Elle modifie également les conditions d’accès, offrant souvent des tickets d’entrée réduits pour les SCPI via assurance-vie, mais avec une sélection plus restreinte de fonds immobiliers disponibles.

SCPI en direct vs Assurance Vie : le comparatif essentiel 2026

Choisir le bon véhicule d’investissement pour son patrimoine relève souvent d’une alchimie complexe entre rendement espéré, fiscalité, liquidité et objectifs de transmission. Pour éclairer votre décision en 2026, analysons en détail les différences fondamentales entre l’investissement en SCPI directe et celui via un contrat d’assurance-vie, en nous appuyant sur les données les plus récentes. Comprendre ces nuances est primordial pour tout investisseur qui cherche à optimiser ses placements immobiliers.

Rendement : qui offre la meilleure performance nette ?

Le rendement brut est souvent le premier critère regardé par les investisseurs. En 2025, les SCPI ont affiché un taux de distribution moyen de 4,91 % selon l’ASPIM, un chiffre qui contraste avec les fonds euros des assurances-vie, dont le rendement moyen s’est établi à 2,6 % (France Assureurs). Cet écart de rendement brut semble clair, mais il ne raconte pas toute l’histoire. Prenons l’exemple d’un investissement de 10 000 € dans une SCPI distribuant 5 % de loyers annuels. Cela représente 500 € de revenus fonciers. Si votre tranche marginale d’imposition (TMI) est de 30 %, vous devrez soustraire 30 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit une ponction totale de 47,2 %. Votre rendement net tombe alors à environ 2,64 % (500 € * (1 – 0,472) = 264 €).

En comparaison, sur un fonds euros à 2,6 % d’une assurance-vie, ces 260 € de gains ne sont pas imposés tant que vous ne retirez pas l’argent. Ils se réinvestissent et profitent de l’effet des intérêts composés. Après 8 ans, l’assurance-vie offre un abattement annuel de 4 600 € sur les gains retirés (9 200 € pour un couple). Pour un investisseur à TMI 30 % et sur un horizon de 10 ans, l’assurance-vie peut donc s’avérer plus rentable en net que des SCPI détenues en direct grâce à cette capitalisation différée. Il est crucial de considérer le rendement après impôts et frais pour une évaluation juste. La formule de rendement des investissements est une donnée à connaître.

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Fiscalité : optimiser ses gains immobiliers et ses prélèvements

La fiscalité est l’un des critères qui peut radicalement changer la donne selon votre situation personnelle. Pour les SCPI détenues en direct, chaque loyer perçu est considéré comme un revenu foncier et s’ajoute à vos autres revenus. Il est alors soumis à votre TMI (Tranche Marginale d’Imposition) et aux 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour un TMI de 41 %, la ponction totale peut atteindre 58,2 %. Si vos revenus fonciers ne dépassent pas 15 000 € par an, vous pouvez opter pour le régime micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire de 30 %. Au-delà, le régime réel permet de déduire les charges réelles.

L’assurance-vie, quant à elle, bénéficie d’une fiscalité différée. Les gains accumulés au sein du contrat ne sont imposés qu’au moment du rachat (retrait). Avant 8 ans, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % s’applique (12,8 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Après 8 ans de détention, les choses s’améliorent : un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) est appliqué sur la part de gains retirés. Au-delà de cet abattement, les gains sont taxés à 7,5 % d’IR (pour les versements inférieurs à 150 000 €), toujours avec les 17,2 % de prélèvements sociaux. Cette protection fiscale est particulièrement avantageuse pour les contribuables à forte TMI, rendant l’assurance-vie quasi systématiquement plus intéressante sur le long terme.

Liquidité et horizon d’investissement : quand récupérer son capital ?

La liquidité, c’est-à-dire la facilité et la rapidité à récupérer son argent, est un point majeur de distinction. L’assurance-vie offre une excellente liquidité : un rachat partiel sur un fonds euros peut être effectué en 72 heures, et pour des unités de compte, comptez généralement entre 5 et 30 jours. En revanche, la liquidité des SCPI en direct est bien moins garantie. La revente des parts passe par le marché secondaire, où il faut trouver un acheteur. Le marché s’est montré tendu fin mars 2026, avec 2,44 milliards d’euros de parts en attente de rachat et des délais qui pouvaient dépasser 600 jours pour certaines SCPI. D’autres, mieux gérées, se revendent en quelques semaines, mais la variabilité du capital a même été suspendue par plusieurs sociétés de gestion au premier semestre 2026. Il est donc recommandé de considérer un horizon d’investissement de 8 à 10 ans minimum pour les SCPI en direct.

Il est également important de ne pas confondre la liquidité de revente avec le délai de jouissance. Ce dernier correspond à la période entre l’achat de vos parts et le moment où elles commencent à générer des revenus. En assurance-vie, ce délai est souvent inférieur à un mois, voire immédiat, tandis qu’il est de 3 à 6 mois pour un achat direct. Si un besoin de fonds imprévu survient avant 5 ans, l’assurance-vie est incontestablement le choix le plus adapté.

Transmission de patrimoine : protéger ses proches et son héritage

Lorsqu’il s’agit de transmission de patrimoine, l’assurance-vie est un outil d’une efficacité redoutable dans le système fiscal français. En cas de décès de l’assuré, les sommes versées avant l’âge de 70 ans sont transmises hors succession. Chaque bénéficiaire désigné profite d’un abattement de 152 500 €, et au-delà, les montants sont taxés à des taux plus doux que les droits de succession classiques. Cet avantage est précieux pour ceux qui souhaitent organiser la transmission de leur capital financier à leurs enfants ou d’autres proches.

Les parts de SCPI détenues en direct, en revanche, tombent dans la succession classique. Les droits de succession peuvent être significatifs, atteignant jusqu’à 45 % en ligne directe pour les patrimoines importants. Pour atténuer cet impact, certains optent pour le démembrement de propriété (nue-propriété/usufruit) ou choisissent précisément de loger leurs SCPI dans une assurance-vie pour bénéficier de son cadre fiscal avantageux en matière de transmission.

Les frais : l’impact sur la rentabilité de votre placement

Les frais sont un élément souvent sous-estimé mais qui érode progressivement la performance de vos investissements. Pour les SCPI en direct, les frais de souscription (ou d’entrée) varient généralement de 0 % à 12 %, selon qu’il s’agisse de SCPI classiques ou de la nouvelle génération sans frais d’entrée (comme Iroko ZEN ou Novaxia NEO en 2026). Les frais de gestion annuels, qui représentent 8 à 12 % des loyers bruts, sont déjà déduits du taux de distribution affiché, ce qui les rend moins visibles pour l’investisseur. En revanche, les contrats d’assurance-vie en ligne se distinguent souvent par l’absence de frais d’entrée. Les frais de gestion annuels sur les unités de compte sont généralement de 0,5 à 1,2 %, et de 0 à 0,6 % sur les fonds euros.

La complexité apparaît lorsque vous combinez les deux : loger des SCPI dans une assurance-vie signifie que vous cumulerez les frais de la SCPI elle-même (frais de souscription, frais de gestion) et les frais de gestion du contrat d’assurance-vie sur les unités de compte. Cette superposition de frais peut significativement réduire votre rendement net. Par exemple, une SCPI avec 10 % de frais d’entrée et des frais de gestion UC de 0,8 % par an exige un horizon d’investissement de 8 à 10 ans pour amortir ces coûts. Il est donc essentiel de lire attentivement les conditions générales et de comparer les structures tarifaires des différents contrats avant de prendre une décision. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur l’optimisation des SCPI et de l’Assurance Vie.

La troisième voie : investir en SCPI via l’assurance-vie en 2026

Au-delà du simple comparatif entre SCPI en direct et Assurance Vie traditionnelle, il existe une stratégie patrimoniale de plus en plus plébiscitée : l’investissement en SCPI par le biais d’un contrat d’assurance-vie. Cette « troisième voie » cherche à capitaliser sur les atouts de chaque placement pour offrir une solution hybride, potentiellement très efficace pour diversifier son épargne immobilière en 2026. L’idée est de détenir des parts de SCPI non pas directement, mais comme unités de compte au sein d’une enveloppe d’assurance-vie.

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Les avantages indéniables de la SCPI en assurance-vie

L’un des principaux attraits de l’investissement en SCPI via l’assurance-vie est la fiscalité. Tant que les revenus des SCPI restent capitalisés au sein du contrat, ils ne sont soumis à aucune imposition annuelle. La fiscalité de l’assurance-vie ne s’applique qu’au moment d’un rachat, et uniquement sur la part de gain, jamais sur le capital versé. Après 8 ans de détention, les épargnants bénéficient des abattements annuels (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple) avant une imposition réduite à 7,5 % (plus 17,2 % de prélèvements sociaux). Pour les contribuables dont la Tranche Marginale d’Imposition (TMI) est élevée, cet avantage fiscal est considérable, car il permet de lisser l’imposition des revenus fonciers.

La liquidité est également nettement améliorée. Contrairement à la détention directe où la revente dépend du marché secondaire et peut prendre des mois, l’assureur s’engage à racheter les unités de compte (parts de SCPI) sous quelques jours à quelques semaines. Le délai de jouissance, la période avant que les parts ne commencent à générer des revenus, est également raccourci, souvent inférieur à un mois en assurance-vie contre 3 à 6 mois en direct. De plus, les assureurs peuvent parfois négocier des décotes de 2 à 5 % sur le prix de souscription des SCPI, ce qui vient en partie compenser les frais du contrat. Enfin, l’assurance-vie rend l’investissement immobilier accessible avec des tickets d’entrée souvent plus modestes, permettant une diversification facile avec d’autres unités de compte et fonds euros.

Points de vigilance et inconvénients à ne pas négliger

Malgré ses atouts, l’investissement en SCPI via l’assurance-vie comporte des inconvénients. Le premier est la sélection limitée de SCPI. Les assureurs ne référencent qu’une partie des 232 SCPI disponibles sur le marché français fin 2025, souvent une dizaine à une trentaine. Cela peut restreindre votre choix aux SCPI les plus performantes ou les mieux adaptées à vos objectifs. Les revenus distribués peuvent aussi être réduits : certains assureurs ne reversent qu’une partie des loyers perçus (par exemple, 85 % au lieu de 100 %), en plus des frais de gestion sur unités de compte (0,5 à 1,2 % par an). Cette double ponction peut significativement affecter le rendement net final, même avec l’avantage fiscal. Par exemple, une SCPI affichant 6 % de distribution peut ne vous rapporter que 4,6 % nets après ces réductions.

La structure de frais est plus complexe, cumulant les frais de la SCPI (souscription, gestion) et ceux du contrat d’assurance-vie (gestion sur UC, arbitrages, parfois entrée). Cette superposition nécessite une analyse minutieuse pour éviter une érosion excessive de la performance. De plus, un point crucial pour les investisseurs immobiliers est l’impossibilité d’investir à crédit en SCPI via l’assurance-vie, privant ainsi de l’effet de levier bancaire. Enfin, la relation triangulaire épargnant-assureur-société de gestion peut compliquer l’exercice de certains droits ou l’accès à des informations détaillées sur la gestion des SCPI.

Comment choisir le meilleur contrat pour vos SCPI en assurance-vie ?

Le choix d’un contrat d’assurance-vie pour y loger des SCPI doit être méthodique. Le premier critère est la richesse de l’offre SCPI : combien de SCPI sont disponibles ? Sont-elles diversifiées ? Les meilleures SCPI du marché sont-elles incluses dans le catalogue ? Certains contrats peuvent proposer plus de 50 SCPI, tandis que d’autres se limitent à une poignée. La structure tarifaire est également essentielle : comparez les frais de gestion sur unités de compte, les frais d’arbitrage et les éventuels frais d’entrée. Un écart de seulement 0,5 % de frais annuels peut représenter des milliers d’euros sur le long terme. Une attention particulière doit être portée à la politique de reversement des loyers par l’assureur.

La solidité financière de l’assureur est un gage de sécurité pour votre investissement. Vérifiez sa notation et ses fonds propres. Les groupes mutualistes français bénéficient souvent d’une excellente réputation. Enfin, la qualité du service et des outils proposés par l’assureur est un atout non négligeable. Une interface de gestion en ligne intuitive, des outils de simulation performants, des reportings détaillés et un service client réactif avec des conseillers spécialisés peuvent grandement faciliter le pilotage de votre investissement. Certains contrats offrent même une gestion pilotée pour ceux qui préfèrent déléguer les arbitrages. En considérant ces éléments, vous maximiserez vos chances de choisir un contrat qui correspond à vos attentes et objectifs. Pour d’autres perspectives sur l’assurance-vie, vous pouvez consulter des informations sur l’ assurance vie Mutavie.

Optimiser votre stratégie d’investissement en 2026

Construire une stratégie d’investissement efficace en 2026, surtout avec l’immobilier, exige une vision globale et une diversification astucieuse. Pour les investisseurs locatifs, la question de savoir comment intégrer au mieux les SCPI et l’assurance-vie dans leur patrimoine est centrale. L’objectif est de maximiser les rendements tout en contrôlant les risques et la fiscalité, en tirant parti des particularités de chaque véhicule. Une approche hybride, mélangeant habilement les deux produits, peut souvent s’avérer la plus fructueuse.

Cas pratique : quel rendement net pour une SCPI à 6% en assurance-vie ?

Pour illustrer l’impact de ces choix, prenons l’exemple d’une SCPI affichant un taux de distribution brut de 6 %. En détention directe, pour un épargnant avec une TMI de 30 %, après application de l’IR et des 17,2 % de prélèvements sociaux, le rendement net chute à environ 3,17 %. Pour une TMI de 41 %, il tombe même à 2,51 %. En assurance-vie, si le contrat reverse 100 % des loyers et applique 0,5 % de frais de gestion sur unités de compte, le rendement avant fiscalité de sortie s’établit autour de 5,5 %. Les revenus capitalisent sans imposition annuelle, bénéficiant pleinement de l’effet des intérêts composés. Après 8 ans de détention et application des abattements, le rendement net final peut dépasser 4 %.

A lire :  PEA Assurance Vie : le guide complet pour choisir entre les deux

Cependant, si le contrat d’assurance-vie ne reverse que 85 % des loyers, le rendement perçu tombe à environ 5,1 % avant frais, puis à 4,6 % après déduction de 0,5 % de frais annuels sur unités de compte. Après fiscalité de sortie après 8 ans, le rendement net se situerait autour de 3,5 %. Ce cas pratique démontre qu’un contrat mal choisi, avec des frais élevés ou un faible reversement des loyers, peut neutraliser une grande partie de l’avantage fiscal de l’assurance-vie, ramenant le rendement net à des niveaux proches, voire inférieurs, à celui d’une détention directe pour un contribuable faiblement imposé. Il est donc impératif de comparer les contrats dans leurs moindres détails pour s’assurer d’une performance optimale.

Les meilleures SCPI accessibles en assurance-vie pour 2026

En 2026, certaines SCPI se distinguent par leurs performances passées et leur potentiel de distribution, les rendant particulièrement attractives au sein d’un contrat d’assurance-vie. Leur sélection est basée sur des critères rigoureux tels que le rendement historique sur plusieurs années, la qualité et la diversification du patrimoine immobilier (géographique et sectorielle), et la transparence de la société de gestion. Investir dans ces fonds permet de bénéficier d’une gestion professionnelle tout en accédant à des rendements immobiliers solides. Il est important de rappeler que les performances passées ne garantissent pas les performances futures.

SCPI Taux de distribution 2025 Objectif de distribution 2026 Ticket d’entrée Souscription minimum en part Commission de souscription Délai de jouissance
Sofidynamic 9,04 % +7 % 320 € 1 part (320 €) 2 % HT 1er jour du 6ème mois
Transitions Europe 7,60 % +7 % 202 € 5 parts (1 010 €) 10 % HT 1er jour du 6ème mois
Épargne Pierre Europe 6,75 % +6 à 6,8 % 20 € 300 parts (6 000 €) 10 % HT 1er jour du 6ème mois
Corum Origin 6,50 % +6 % 1 135 € 1 part (1 135 €) 11,964 % TTI 1er jour du 6ème mois
Sofidy Europe Invest 5,41 % +5,1 à 5,4 % 235 € 1 part (235 €) 9 % HT 1er jour du 4ème mois

Au-delà du classement, il convient d’optimiser sa stratégie de diversification. Une allocation équilibrée pourrait inclure, par exemple, 30 % de fonds en euros pour la sécurité, 40 % de SCPI diversifiées pour un rendement régulier et 30 % d’autres unités de compte (actions, obligations) pour la croissance à long terme. Cette répartition doit naturellement s’adapter à votre âge, à vos objectifs et à votre tolérance au risque. Échelonner vos investissements dans le temps permet de lisser les prix d’entrée, et diversifier entre plusieurs SCPI de secteurs et zones géographiques différentes réduit la concentration des risques. La clé réside dans une planification rigoureuse et un suivi constant des performances. Pour une vision plus large sur l’immobilier, vous pouvez vous renseigner sur l’ assurance investissement immobilier Coteaux.

Est-ce que les SCPI en assurance vie valent le coup ?

Oui, l’investissement en SCPI via une assurance-vie peut être très intéressant, surtout pour les épargnants fortement imposés et sur le long terme. Le principal avantage réside dans la fiscalité différée et allégée après 8 ans (abattements et taux d’imposition réduits) et une liquidité améliorée par rapport à la détention directe. Cependant, il est essentiel de choisir un contrat d’assurance-vie performant, c’est-à-dire un assureur qui reverse une part élevée des loyers (idéalement 100%) et qui applique des frais de gestion sur unités de compte contenus (inférieurs à 1% par an). Un catalogue de SCPI de qualité est également un critère déterminant pour maximiser le potentiel de rendement net.

Vaut-il mieux acheter des SCPI en direct ou en assurance-vie ?

Le choix dépend de vos objectifs. L’achat direct de SCPI est plus adapté si vous recherchez des revenus complémentaires réguliers versés sur votre compte bancaire, si vous souhaitez un accès libre à l’ensemble du marché des SCPI et si vous envisagez de financer votre acquisition à crédit (ce qui est impossible en assurance-vie). En revanche, l’assurance-vie est préférable si vous privilégiez une logique de capitalisation à long terme, une fiscalité adoucie à la sortie et une meilleure liquidité de revente. De nombreux investisseurs optent pour une approche combinée, intégrant les deux modes de détention pour diversifier et optimiser leur stratégie patrimoniale.

Quel rendement net espérer pour une SCPI en assurance-vie ?

Pour une SCPI avec un taux de distribution brut de 6%, le rendement net dépend de deux facteurs clés liés à votre contrat d’assurance-vie : le pourcentage des loyers effectivement reversé par l’assureur (variant de 85% à 100%) et les frais de gestion annuels sur unités de compte (généralement entre 0,5% et 1%). Un contrat performant, avec un reversement intégral des loyers et des frais réduits, peut offrir un rendement net avant fiscalité de sortie proche de 5% à 5,5%. Après 8 ans de détention, la fiscalité au rachat (7,5% d’IR + 17,2% de prélèvements sociaux après abattement) s’applique uniquement sur la part de gain, ce qui maintient un rendement net final attractif.

L’assurance-vie fait-elle vraiment payer moins d’impôt sur les SCPI ?

Oui, dans la plupart des cas, l’assurance-vie permet de réduire significativement l’imposition sur les revenus de SCPI, surtout pour les contribuables ayant une tranche marginale d’imposition élevée. En détention directe, les loyers sont imposés annuellement au barème progressif de l’impôt sur le revenu, plus les 17,2% de prélèvements sociaux, pouvant atteindre jusqu’à 58,2% de ponction totale. Au sein d’une assurance-vie, les revenus capitalisent sans imposition tant qu’aucun retrait n’est effectué. Après 8 ans de détention, la fiscalité au rachat est très avantageuse : un abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) est appliqué, et au-delà, les gains sont taxés à 7,5% (ou 12,8% pour des versements élevés) plus les 17,2% de prélèvements sociaux.

Peut-on acheter des SCPI à crédit dans une assurance-vie ?

Non, il n’est pas possible d’acquérir des SCPI à crédit via une assurance-vie. L’investissement en SCPI au sein d’un contrat d’assurance-vie requiert l’utilisation d’un capital disponible. L’effet de levier du crédit bancaire, qui permet d’amplifier les rendements potentiels avec un apport limité, est uniquement accessible pour l’achat de parts de SCPI en direct. Les investisseurs souhaitant financer leur acquisition de SCPI par l’emprunt doivent donc se tourner vers la détention directe, éventuellement en complément d’une stratégie d’investissement en SCPI sur fonds propres via une assurance-vie.

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